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mon aïeul Grégoire ROSANDAL ...

Posté : 18 mars 2019, 12:10
par corinne59
Bonjour
je voulais ici vous raconter l'autre vie de mon aïeul Grégoire, découverte par hasard , en retrouvant une cousine sur un site généalogique ...Aucune de nous n'étions au courant de ses péripéties.
Grégoire ROSANDAL ( son vrai patronyme étant ROSENTHAL..son père Jean (Johannes) est né à Becherbach en Rhénanie-Palatinat en Allemagne en 1719) est né le 8 décembre 1847 à Avesnes-sur-Helpe, dans le nord de la France. Son père Jean était un ancien soldat du régiment de Courten qui avait pris ses quartiers à Avesnes-sur-helpe vers 1738. Il quitta la vie de soldat pour épouser Marie Marguerite Savouret et resta jusqu'à la fin de sa vie dans cette ville.

Grégoire, orphelin de mère , s'enrôla le 13 juin 1767 , dans le régiment de Piémont-infanterie, 3ème bataillon. Celui-ci avait pris ses quartiers à Avesnes.
il est décrit ainsi 'sourcils et cheveux châtains, les yeux bleus, un grain à côté du nez à gauche, visage ovale marqué de petite vérole, taille 5 pieds 1 pouce".
Son supérieur le surnomme "beausoleil" pour le distinguer sans effort de mémoire des autres soldats. Ensuite, il passe dans le 4ème régiment , compagnie de Barquier Brassens où il devient le tambour "brindamour" ( et vu la suite , je pense que ce surnom était mérité)...Son dernier surnom étant "tambour Rossendal.

Ses garnisons successives furent St-Omer (1768), Calais (1769) puis Douai (10 octobre 1772) toujours dans le nord. Là, il y rencontre une demoiselle Catherine LENFERNEZ , âgée de 22 ans environ ..Le 13 juillet 1773, Grégoire se réengage pour 8 ans dans le régiment de Piémont alors que Catherine est enceinte ..Son fils Jean-Baptiste nait le 5 novembre 1773 à Douai..enfant naturel né hors mariage mais il porte le nom de son père ...10 mois plus tard (en octobre 1774), Grégoire quitte femme et enfant pour suivre son régiment à Briançon, Mont-Dauphin et Embrun..
Lassé de la vie de soldat, ayant des remords peut-être d'avoir laissé les siens à Douai, il déserte le 13 juillet 1775 et gagne la Savoie et les environs de Coise. Il y fait la connaissance d'une autre jeune fille, Juliette CHARPINE (née le 18 août 1747 à St Pierre de Soucy) ..Sans doute le cache-t-elle ? En décembre 1775, la jeune Juliette attend un enfant de Grégoire ..Le savait-il lorsqu'il retourna à Douai ? Il se marie là-bas le 7 mai 1776 avec Catherine..le couple légitime leur fils âgé de deux ans et demi. Grégoire a obtenu son congé absolu par certificat royal et a obtenu la permission de l'évêque d'Arras daté du 23 avril pour se marier ...

Seule,à Coise, le 13 septembre 1776, Juliette donne naissance à son fils Joseph ROSANDAL enfant naturel né hors mariage mais portant le nom de son père..
Tandis qu'à Douai, le 30 mai 1777, naissait le petit Nicolas ROSANDAL (mon aïeul) ..8 enfants sont nés du couple ROSANDAL-LENFERNET. Grégoire meurt le 3 novembre 1802 à Douai à presque 55 ans.

A Coise, Juliette se marie le 26 janvier 1779 , avec Antoine FOURNIER .. Le couple a un fils Amédée , décédé à 24 ans (je pense sans postérité).
Joseph , lui, après un premier mariage très court suite à un veuvage, épouse en secondes noces, le 31 décembre 1803, à St Jean de la porte, Andréanne MAGNIN. Ils ont 10 enfants : petits-enfants cachés de Grégoire mais peut-être pas car lors de son mariage, il est bien indiqué que son père était mort ..je suppose qu'il existait toujours un contact entre eux .je ne le saurai sans doute jamais.
Joseph, le fils naturel, meurt le 25 juillet 1847 à Coise..il était marchand épicier à Villard d'Hery.

Voilà, si vous "descendez" de Joseph ROSANDAL (ou ROZANDAL) nous sommes cousins à cause ou grâce à "Brindamour" ....

Re: mon aïeul Grégoire ROSANDAL ...

Posté : 18 mars 2019, 15:53
par catyangelloz
Merci Corinne pour nous avoir conté cette belle histoire! (danse)

Bises

Catherine

Re: mon aïeul Grégoire ROSANDAL ...

Posté : 23 mars 2019, 22:23
par Clod74
Bonsoir Corinne,
Le monde est petit !
Invités ce midi pour un petit casse-croûte chez des amis à Villard d'Héry, je n'ai pas pu résister de parler de l'histoire de "ton"Joseph, épicier. Ma copine m'a regardé du coin de l’œil et m'a dit : "Sais-tu qu'ici, c'était une épicerie, qui faisait aussi bistrot" et de me désigner la porte de sa cuisine, transformée depuis en fenêtre, et qui donne juste sur la rue. J'en suis resté plus que baba et pendant un moment, j'ai cru entendre Joseph rigoler!
Confirmation : Le monde est plus que petit !
Clod
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